Règlement des terrasses, 3ème round

En ce 27 avril,  la nouvelle réunion sur l’évolution du règlement des étalages et des terrasses est  introduite par Olivia Polski.  Nous notons qu’un représentant de la DPSP et un représentant de la préfecture sont présents. Le débat commence alors que nombre de participants ne peuvent se connecter, c’est impossible sans compte Zoom. Curieusement?
Cette deuxième réunion d’échange réservé aux associations, rappelle l’animateur du cabinet État d’esprit Stratis, est réaffirmé comme une concertation. Gilles Pourbaix du Réseau Vivre Paris! (représentant 41 associations et collectifs) rappelle les conditions dans lesquelles se font ces réunions au travers d’une déclaration liminaire où il souligne notamment la précipitation de la mairie et la communication tardive des documents aux participants… L’animateur est contre cette interprétation et rappelle que cette concertation est destinée à recueillir de concert les avis des uns et des autres, ajoutant que les commerçants réunis juste avant cette réunion, avaient fait des propositions très constructives à ce sujet. De plus il est prévu de s’en inspirer en les restituant avec les nôtres dans la réunion ad hoc programmée le 7 mai, puis ensuite aux Parisiens le 18 mai. Ce sont ensuite les élus et les services techniques qui rédigeront un règlement des étalages et des terrasses (RET) qui sera soumis au conseil de Paris de juillet.
Les participants sont réunis ensuite en deux ateliers, comme lors de la réunion de la semaine passée, l’un sur le cadre de vie, l’autre sur le contrôle et la prévention avec comme base de discussion un canevas de thèmes préparés à l’avance. À nouveau dans ces ateliers, il est ressorti la vie impossible des riverains, l’absence de contrôle qui maintiendront malheureusement le quotidien insupportable des habitants et l’impunité des exploitants égoïstes. Les termes « d’enfumage », d’inutilité de ces discussions sont employés. Figuraient parmi les participants les « Noctambules citoyens » (une association récente) qui a rappelé soutenir la ville de Paris dans cette opération en lien avec Frédéric Hocquard et se dit engagée dans la prévention via les réseaux sociaux pour le respect des habitants par les usagers de la nuit. À nouveau ce qui a été le plus demandé est la publication périodique (hebdomadaire ?) par la mairie des signalements des exploitants irrespectueux avec les mesures prises à leur encontre. Un zonage pour éviter la concentration des établissements est proposée avec des terrasses éphémères normées…
De même le mélange d’urgence et d’empressement pour établir un règlement qui demande du temps, de la réflexion et du recul a été dénoncé. Il est rappelé que peu des nombreux signalements « dansmarue » ont été suivis d’effet. Les échanges ont été nourris sur les sanctions et leur gradation pour conclure que sans volonté de les appliquer, les afficher ne sert à rien ! L’inesthétique des terrasses éphémères est réévoquée et aussi le fait qu’elles soient installées, puis non démontées, devenant ensuite des «  dépotoirs ». Gilles Alayrac de la DPSP a mal pris l’avis général constatant que sa direction ne soit pas très présente et qu’elle verbalise peu. Il a pourtant affirmé que c’était tout le contraire? La maire du 8e a expliqué ce qu’elle avait mis en place rue de Ponthieu où les restaurateurs respectaient les habitants. Mais selon elle, « il faut que les uns et les autres fassent des efforts et se parlent sinon le pays partira en vrille! ». Phrase un peu trop facile quand jusqu’à présent tout a été attribué au même secteur sans écoute des autres, en particulier des habitants.
Le retour en séance plénière a permis de rassembler les propositions des 2 ateliers. L’animateur a mis en exergue les propositions du secteur des restaurants et des bars très orientées sur la médiation pour laquelle nos associations restent sceptiques. La régulation a été abordée avec l’éventualité d’une commission tripartite ad hoc (préfecture/ DPSP, mairie et riverains) mais il est annoncée que celle-ci, si elle était créée ne le serait pas cette année. Le permis à points est revenu dans la discussion  et une forte attente d’une vraie police municipale. Il a été demandé aussi qu’Anne Hidalgo s’exprime officiellement sur la protection des habitants contre les nuisances des terrasses.
En conclusion,  il est rappelé que les contributions écrites des participants devaient être envoyées avant le 3 mai pour préparer la réunion du 7 mai. À la toute fin de la réunion un habitant demande à Olivia Polski si à la mairie on pense aux nuits des malades, des personnes âgées, des enfants, des personnes qui travaillent le jour… Sa réponse a été de défendre cette profession très touchée et de recréer du lien social grâce à la réouverture des terrasses….Le leitmotiv habituel.

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