Un pan méconnu du travail des impressionnistes mis en lumière au musée de l’Orangerie

Le musée de l’Orangerie a monté une exposition très inattendue baptisée « Le décor impressionniste. Aux sources des Nymphéas » un aspect peu connu du travail des artistes qui est décrit comme suit par ses organisateurs.

« L’impressionnisme est rarement associé au terme décoration. Pas plus aux murs, aux objets, éventails, céramiques et autres bas-reliefs. Pourtant, des œuvres impressionnistes regardées aujourd’hui comme des tableaux de chevalet – paysages, fleurs ou scènes de la vie moderne – ont d’abord été conçues comme des décorations. Soucieux de la place du beau dans la vie quotidienne, les artistes impressionnistes en ont fait un terrain d’expérimentation, s’aventurant sur des supports variés dont ils ont exploré toutes les possibilités. »

Le visiteur est convaincu à l’issue du parcours  que les artistes exposés n’avaient qu’un but « mettre du beau dans la vie quotidienne » notamment dans les intérieurs des amateurs du monde entier. Il fallait alors « égayer les murs« . Tous les grands noms de la peinture impressionniste sont représentés, Cézanne, Degas, Manet, Monet, Morisot, Pissarro ou encore Cassatt et Renoir. Parmi les 80 pièces qui sont montrées  on trouve, outre des peintures, des éventails, des céramiques et des dessins. Renoir par exemple excellait dans la peinture sur porcelaine, un métier qu’il a exercé au début de sa carrière dans les ateliers Lévy frères et Cie rue des Fossés du Temple (aujourd’hui rue Amelot 11e). On peut admirer parmi les œuvres présentées un étonnant clown peint par Renoir pour le décor du café du Cirque d’Hiver. 

« Les impressionnistes n’ont pas reçu de commandes officielles, ils ont réalisé, tout au long de leurs carrières, des peintures et des objets décoratifs. Ils ont expérimenté de nombreuses techniques tout en redéfinissant à leur manière l’idée même de « décoratif », notion paradoxale, à la fois positive et dépréciative, au cœur de la pratique artistique, de la réflexion esthétique et sociale à la fin du XIXe siècle. »

On remarquera au détour du parcours proposé que ces artistes ont « cassé  les codes et choisi des sujets innovants (pour l’époque), plein de vie et de couleurs éclatantes, bien loin des sages peintures classiques qui étaient jusque-là préconisées » ils ont produit ainsi des « peintures joyeuses, légères et paisibles. » qui servaient de dessus de cheminée, de dessus-de-porte, de décors de plafonds, de pièces à vivre ou des services de table qui parfois des huiles sur plâtre transposées sur la toile, ont pour la plupart pris le chemin des musées !

Plusieurs nocturnes sont prévues avec leur lot de mystère qui nécessitent, comme pour les simples visites en journée, une réservation obligatoire:

  • Vendredi 29 avril

De 18h à 21h
Il y a cent ans Claude Monet signait devant notaire l’acte par lequel le cycle des Nymphéas, chef-d’œuvre ultime et monumental  du grand maître de l’impressionnisme, était donné à l’État. Pour célébrer le 100e anniversaire de cette donation exceptionnelle, la danse est au programme !

  • Vendredi 20 mai

De 19h à 23h
Remontez aux sources de l’un des plus grands chefs-d’œuvre impressionnistes, Nymphéas de Claude Monet, avec cette Curieuse nocturne à la croisée des arts. Au programme, une sélection d’ateliers, de visites et de performances ainsi que trois live inédits de LAAKE, artiste révélation de la scène néoclassique dans le cadre féérique des Nymphéas.

  • Vendredi 24 juin

De 18h à 21h
Pour cette dernière nocturne exceptionnelle organisée à l’occasion de l’exposition « Le décor impressionniste », le musée de l’Orangerie vous propose de vivre l’expérience du geste créateur.

 

Musée de l’Orangerie jusqu’au 11 juillet. Du mercredi au lundi de 9h00 à 18h00. (sauf le mardi).  

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.