Et si Paris devenait une forêt ?

Une forêt sur la place de l’Hôtel de ville ? Cette récente proposition de la Maire de Paris interpelle et s’inscrirait dans la volonté municipale de planter 20 000 arbres sur une surface totale de 30 ha. La chaleur caniculaire aidant, il faut effectivement trouver des moyens pour rafraîchir la ville. Mais est-ce que planter des forêts est la solution ? « Paris n’est pas les Landes » affirme un élu, d’autres estiment que cette solution est un moyen d’y parvenir et sont favorables à ce que 30 ha soient plantés d’arbres.

Il est vrai que planter des arbres contraste avec l’aménagement minéral des places (la place de la République en est l’exemple type) dont la mairie avait jusques à présent le secret ?

En comparaison avec d’autres capitales et grandes villes, Paris manque d’espaces verts, nous l’avons à maintes reprises souligné.  Il n’y a pas, malgré les bois de Bologne et de Vincennes, de véritable poumon vert à Paris à l’instar de Hyde Park (2km X 1km) et des 8 parcs royaux de Londres. Et le peu que nous avons est parfois sacrifié comme l’ont été en partie les serres d’Auteuil

Il parait bien difficile d’essayer, alors que les surfaces sont de plus en plus densifiées par des constructions, de vouloir corriger l’histoire et des siècles d’aménagements  passés.

Le Conseil de Paris va prochainement se pencher sur la manière de faire face aux étés chauds que l’on nous annonce. Même l’énergie frigorifique devient dorénavant un sujet d’importance. Le réseau urbain d’eau glacée destinée à refroidir de grandes surfaces (hôtels, grands magasins…) est aujourd’hui une concession que devra être bientôt renouvelée et les avis divergent quant à la manière dont cette « richesse » doit être gérée.  Concession ? Société d’économie mixte ? Certains plaident pour que la mairie prenne la main, alors que d’autres souhaitent laisser la main à des exploitants via une concession de 20 ans.

Entre les nouvelles forêts parisiennes, l’énergie frigorifique et les idées qui ne manqueront pas d’alimenter régulièrement le débat contre les étés de forte chaleur, sachons raison garder afin de ne pas prendre de décisions hâtives qui changeraient irrémédiablement le visage de la capitale qui a suffisamment souffert ces dernières années d’aménagements divers contestables.

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