Les travaux sans fin du quai des Célestins, pollution et mépris !

Comment ce peut-il que la mairie de Paris laisse perdurer depuis plusieurs mois des embouteillages, sur plusieurs centaines de mètres, quai de l’Hôtel de Ville et quai des Célestins ?

Sur le milieu de la chaussée débordant sur une voie du sens amont de la Seine (voir photo illustrant cet article), sont installées au débouché de la rue du Fauconnier, une dizaine de barrières grises délimitant un tout petit périmètre où semblent devoir être effectués d’hypothétiques travaux (il n’ y a aucun trou et aucune trace de passage d’ouvriers n’est visible).  L a seule information visible est un panneau de la CPCU (Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain) où est indiqué « Décembre 2020  2021- Février 2022 – Travaux d’inspection, du réseau du chauffage  urbain » avec le nom d’un chargé d’affaires accompagné de son n° de téléphone.  Un peu plus loin en diagonal, du côté des immeubles d’habitations accroché à d’autres barrières grises un panneau plus explicatif précise qu’a lieu une intervention sur le chauffage urbain détaillée en 3 étapes ( 1) réalisation au moins de 2 ouvertures dans la chaussée – 2) résultats de l’inspection – 3) travaux ciblés si remplacement – 4)remise en état de la chaussée ).

Nous sommes donc au 19ème mois depuis le commencement des travaux et ils ne sont toujours pas terminés! Les quelques mois d’arrêt pour cause de Covid n’expliquent pas un tel retard. Existe t-il un problème d’ampleur ?  Nous le saurions.  Les travaux sont-ils à l’arrêt pour une cause indéterminée ? On cherche effectivement les intervenants sur ce chantier désert… Ne serait-ce pas plutôt une façon de « dégoûter » une nouvelle fois les automobilistes pris dans ce piège ou obligés de passer par cette voie unique créée par des travaux fantômes ?

L’équipe municipale qui vante ses résultats en matière de lutte contre le réchauffement climatique ferait bien de se pencher sur tous les bouchons dans Paris et celui du quai des Célestins en particulier. Les embouteillages qui augmentent la pollution de l’air sont toujours aussi nombreux et contredisent le discours officiel.

Qu’en est-il aussi de la programmation des travaux annoncée par le Premier adjoint de la Maire de Paris en octobre dernier. N’affirma-t-il pas « Notre démarche vise à éviter d’empoisonner la vie des Parisiens avec une succession de chantiers mal coordonnés».  Ainsi chacun des intervenants sur un chantier devait définir un programme de travaux de façon à ne plus occasionner d’interventions successives plusieurs années de suite sur un même trottoir ou une même section de rue.  Notre exemple montre que rien n’a hélas changé. C’est tout le contraire qui est pratiqué au mépris des habitants et des automobilistes, plus particulièrement des artisans et des transporteurs qui ont bien du mal déjà à stationner du fait de la suppression de places de livraison déclassés par des arrêtés municipaux pour laisser les bars y installer des terrasses saisonnières…

Rappelons que 30 000 chantiers sont recensés annuellement dans la capitale, un dixième seulement serait engagé par la Ville. On imagine toutefois que les services compétents de la ville ont au moins leur mot à dire, il est trop facile de rejeter la faute sur les 9/10e autres. En effet  « en tant que propriétaire de l’espace public, la Ville de Paris est responsable de la coordination des chantiers. » 

Malgré ces multiples travaux tels l’histoire sans fin, les rues de Paris n’ont de surcroît jamais été en si mauvais état. Pour un résultat aussi cosmétique, faut-il alors ennuyer les automobilistes, les piétons et les habitants qui n’en peuvent plus de subir tant de travaux inachevés. Il appartient vraiment à la ville d’opérer des contrôles et de faire la police dans ce malström des chantiers jamais finis.

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