Faut-il maintenir les Jeux Olympiques de Paris en 2024 ?

Faut-il continuer à vouloir maintenir coûte que coûte les Jeux Olympiques à Paris alors qu’au fil du temps,  les inconvénients s’avèrent de plus en plus nombreux. La  pandémie de la Covid a déjà entraîné le report des JO de Tokyo prévus l’an passé et des voix s’élèvent pour les supprimer purement et simplement.  Les enjeux financiers  doivent-ils  l’emporter sur ceux de la santé ? Et d’ailleurs le modèle économique ne tient déjà plus avec ce qui s’est passé. Est-on sûr par exemple d’attirer autant de touristes et de participants que prévu initialement ? Nul ne le sait ? Il y a de fortes chances que non car la pandémie laissera des traces indélébiles. Les coûts induits par une telle manifestation ne risquent pas eux de diminuer et il faudra pourtant payer in fine la note faute de rentrées suffisantes? Le contribuable français et le contribuable parisien seront donc mis à contribution.

Dans ce contexte nouveau, Paris n’a vraiment pas besoin des JO.

C’est ainsi que des mobilisations contre les projets d’aménagement du parc de la Courneuve ont eu lieu ces derniers mois, les opposants dénonçant « une aberration écologique » et dans un département trés pauvre qui aurait besoin d’investissements plus utiles. Mobilisation identique à Dugny sur l’espace du parc départemental où est prévu le village des médias qui doit devenir un  immense « écoquartier »  (1.300 logements et commerce).  Les défenseurs des jardins ouvriers d’Aubervilliers élèvent aussi la voix. Dans ces cas l’impact environnemental et financier (où se mêlent juteux bénéfices pour les promoteurs et endettement public des collectivités notamment) est dénoncé. Le réaménagement d’échangeurs autoroutiers du Carrefour Pleyel  est sujet à polémique, l’un d’eux étant à proximité d’une école de 700 élèves! Quant à Paris intra muros nous avons déjà exprimer nos réserves sur les aménagements prévus et les coûts induits.

Le terme mépris est employé par les habitants concernés par ces projets. Il est ainsi démontré que tous ceux, dont nous faisons partie, qui avaient préconisé un référendum avaient raison de la réclamer. Les   nombreux recours auprès des juridictions administratives n’ont pas pu hélas empêcher le démarrage des travaux.

La pandémie entraîne incontestablement des surcoûts, des retards de chantier et l’attentisme des investisseurs… qui interpellent quant au maintien ou non des JO. Déjà une révision de la carte des sites a été étudiée avec à la clé, près de 400 millions d’euros d’économies pour faire face à la crise et réduire la facture.

Qui peut encore être certain de quoi que ce soit aujourd’hui ? Il est presqu’osé d’affirmer que les jeux olympiques auront lieu. Car entre les quarantaines obligatoires pour les athlètes, les cas Covid qui peuvent se déclarer, les variants ou d’autres  nouveaux virus possibles et les risques de surcoût  et des incertitudes d’importance menacent les jeux.

Un journaliste s’exprimait à ce sujet  il y a quelques semaines en écrivant « Ça ne sert à rien de vendre du rêve quand on est ballotté entre les flux et les reflux du virus. »

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