Le chantier de la Poste du Louvre a pris du retard

Le chantier de la Poste du Louvre parait bien long depuis que les travaux confiés à Bouygues ont débuté en 2015. En fait il s’agit d’une rénovation gigantesque,  une surface de  32 000 m2 à repenser et  imaginée par Dominique Perrault, l’architecte de la Bibliothèque François Mitterrand ! Des « surprises » rencontrées au fur et à mesure de l’avancement des travaux plus le délicat désamiantage-déplombage, comme dans la plupart des chantiers de cet ordre, ont conduit à reporter les échéances annoncées. Ainsi il n’est plus question de début 2019 mais plutôt du 1er, voire même du 2ème trimestre 2020 pour découvrir le résultat de ces aménagements. Conséquence de ce retard, un des investisseurs du projet hôtelier (82 chambres 5 étoiles) installé aux deux derniers étages avec un restaurant et une terrasse sur le toit, soutenu par Elegancia Hotels,  s’est retiré et a cédé ses titres à d’autres partenaires.

Des commerces dont un drugstore, des bureaux, un centre de tri (celui qui s’y trouvait auparavant était le plus grand de France) et 17 logements sociaux sont prévus, ainsi qu’une crèche, le commissariat transféré de la Bourse de commerce, un marché aux fleurs, un parking de 130 places et un espace de coworking. En revanche, le bureau de poste transféré provisoirement rue Etienne Marcel sera réinstallé dans les lieux où il avait ouvert pour la première fois, 24h sur 24, 7 jours sur 7, il y a 130 ans. L’immeuble de 100 m de long réalisé par Julien Guadet, enseignant renommé à l’Ecole des Beaux Arts de Paris,  qui a collaboré avec Garnier à la construction de l’Opéra, a été inauguré en effet en 1888 le jour du 14 juillet.

Le coût de cette opération menée par Poste Immo (la filiale immobilière de la Poste qui gère un patrimoine de 10 600 immeubles soit 6,4 millions de m2) serait de 200 millions €  plus les surcoûts.

Contrairement aux inquiétudes qui ont pu s’exprimer, les nefs d’acier avec des poutres treillis de 12 à 16 m de protée reposant sur des piles en fonte et leurs plafonds à voûtains datant de 1886 n’ont pas disparu, même si l’ensemble, « chef d’œuvre de l’architecture industrielle de la IIIe République » n’a pas été classée malgré un recours de Paris historique.

 

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